L’actualité n’a jamais été aussi antisyndicale qu’au cours des dernières années. Il ne se passe pas une semaine sans qu’un quelconque chroniqueur y aille de ses commentaires contre le « corporatisme » ou la toute-puissance syndicale.
Certains empires médiatiques prennent clairement position contre les syndicats, offrant une tribune inespérée aux excités de la droite économique.
Leurs discours, souvent fallacieux, sont claironnés dans les médias puis répétés dans les réseaux sociaux par les perroquets de l’obscurantisme.
Tout comme la pollution, ces attaques ne semblent pas avoir d’impact à court terme, mais risquent d’avoir des effets dévastateurs dans quelques années, peut-être même avant.
Pendant ce temps à Ottawa le conservateur Russ Hiebert, député de South Surrey – White Rock – Cloverdale, vient de déposer le projet de loi privé C-317 visant à obliger tous les syndicats canadiens à rendre publique l’utilisation précise qu’ils font des cotisations de leurs membres. Dans ce projet de loi, nulle mention des associations patronales qui pourront continuer à faire du lobbying sans se faire inquiéter.
Bref, les attaques viennent de toute part. La défense, elle, paraît souvent bien timide.
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Je réfléchis depuis 10 ans sur la place qu’occupent les relationnistes dans la structure syndicale, de même que sur l’impact de leurs conseils sur les décisions et les stratégies des dirigeants syndicaux. Cette analyse m’amène à proposer la fondation d’un réseau de communicateurs syndicaux ayant pour but d’unir les forces et de partager les compétences des praticiens des relations publiques syndicaux pour faire échec au discours fallacieux des tenants de la droite économique.
Ce réseau pourrait éventuellement s’étendre à l’ensemble des centrales syndicales, voire au pays et — pourquoi pas — au monde entier ?
Les avocats ont le Barreau, les médecins leur Collège, alors les relationnistes syndicaux pourraient bien avoir leur propre Regroupement.
Le moment n’est plus aux palabres et à la servitude puisque la tempête ne fait que commencer.
L’heure est à l’union, puisqu’elle est le fondement même de la force.







