Pour la fondation d’un Regroupement des relationnistes syndicaux

L'union fait la force

Source: www.marishka-moi.com

L’actualité n’a jamais été aussi antisyndicale qu’au cours des dernières années. Il ne se passe pas une semaine sans qu’un quelconque chroniqueur y aille de ses commentaires contre le « corporatisme » ou la toute-puissance syndicale.

Certains empires médiatiques prennent clairement position contre les syndicats, offrant une tribune inespérée aux excités de la droite économique.

Leurs discours, souvent fallacieux, sont claironnés dans les médias puis répétés dans les réseaux sociaux par les perroquets de l’obscurantisme.

Tout comme la pollution, ces attaques ne semblent pas avoir d’impact à court terme, mais risquent d’avoir des effets dévastateurs dans quelques années, peut-être même avant.

Pendant ce temps à Ottawa le conservateur Russ Hiebert, député de South Surrey – White Rock – Cloverdale, vient de déposer le projet de loi privé C-317 visant à obliger tous les syndicats canadiens à rendre publique l’utilisation précise qu’ils font des cotisations de leurs membres. Dans ce projet de loi, nulle mention des associations patronales qui pourront continuer à faire du lobbying sans se faire inquiéter.

Bref, les attaques viennent de toute part. La défense, elle, paraît souvent bien timide.

***

Je réfléchis depuis 10 ans sur la place qu’occupent les relationnistes dans la structure syndicale, de même que sur l’impact de leurs conseils sur les décisions et les stratégies des dirigeants syndicaux. Cette analyse m’amène à proposer la fondation d’un réseau de communicateurs syndicaux ayant pour but d’unir les forces et de partager les compétences des praticiens des relations publiques syndicaux pour faire échec au discours fallacieux des tenants de la droite économique.

Ce réseau pourrait éventuellement s’étendre à l’ensemble des centrales syndicales, voire au pays et — pourquoi pas — au monde entier ?

Les avocats ont le Barreau, les médecins leur Collège, alors les relationnistes syndicaux pourraient bien avoir leur propre Regroupement.

Le moment n’est plus aux palabres et à la servitude puisque la tempête ne fait que commencer.

L’heure est à l’union, puisqu’elle est le fondement même de la force.

Les communiqués de presse sont des pourriels

Un communiqué de presse

Un communiqué de presse

J’ai lu cette affirmation insultante, voire même décourageante pour le travail d’un relationniste, dans l’excellent livre intitulé « Rework » de Jason Fried et David Heinemeir Hanson. Les deux auteurs sont les fondateurs de 37 Signals, une entreprise de conception de logiciels comme BaseCamp.

J’ai parlé dans mon billet précédent de ce livre que je garde à portée de main et que je consulte fréquemment. Un ouvrage d’une importance capitale pour le spécialiste des relations publiques que vous êtes.

Voici un extrait qui a particulièrement attiré mon attention et qui n’a pas manqué de me faire sourire :

« Comment appelez-vous le baratin commercial expédié à des centaines d’inconnus dans l’espoir que l’un d’eux morde à l’hameçon ? Un pourriel, non ? Eh bien, c’est exactement ce que sont vos communiqués de presse : des argumentaires de vente envoyés à des centaines de journalistes que vous ne connaissez pas dans l’espoir que l’un d’eux écrive pour sur vous.

Par définition, un communiqué de presse est un message que vous envoyez pour qu’on vous remarque. Vous voulez que les journalistes découvrent votre entreprise, votre produit ou autre chose. Vous espérez qu’ils seront suffisamment emballés pour vous consacrer un article ou un reportage.

Malheureusement, les communiqués de presse sont un très mauvais moyen d’atteindre cet objectif. Truffés de clichés et de formules toutes faites, ils sont dépassés et n’ont rien d’emballant. Les journalistes en reçoivent des centaines tous les jours… »

Il est vrai qu’il est très difficile d’attirer l’attention des journalistes puisqu’ils doivent se taper la lecture d’une quantité industrielle de communiqués de presse chaque jour. C’est la raison pour laquelle j’ai développé d’autres stratégies au fur et à mesure que mon expérience s’est bonifiée et, surtout, que je me suis buté aux mêmes écueils jour après jour.

Je ne vous apprendrai rien en vous disant :

  • Que les réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter sont lus par votre clientèle ;
  • Qu’une image ou une vidéo sur Flickr et YouTube valent mille mots ;
  • Qu’une page de publicité percutante dans un grand quotidien peut sans doute faire mieux qu’un communiqué de presse publié à 16 h 30 le vendredi après-midi ;
  • Que des relations harmonieuses, voire même amicales avec certains journalistes, valent leur pesant d’or !

À ce sujet, voici ce qu’en pensent les deux auteurs précédemment mentionnés :

« Téléphonez à un journaliste ou écrivez-lui un mot personnel. Si vous lisez un article sur une entreprise similaire à la vôtre, communiquez avec son auteur et parlez-lui de vous d’une manière vivante, intéressante, passionnée [j’ajouterais même authentique]. Donnez du sens à votre démarche. Faites-vous remarquer. Démarquez-vous. Rendez-vous inoubliable. Voilà comment vous obtiendrez la meilleure couverture de presse… »

Bref, je suis de plus en plus d’avis que les communiqués de presse perdent leur importance lorsque nous réussissons à établir une relation saine et profitable avec les journalistes… Par conséquent, mettez ce communiqué de presse au recyclage ! ⧀

Annoncez vous-même vos mauvaises nouvelles

Source: RueFrontenac.com

Source: RueFrontenac.com

La catastrophique campagne de relations publiques que sont devenus la fermeture du pont Mercier et les nombreux chantiers sur le réseau routier est venue rappeler à quel point les communications sont d’une importance capitale lorsqu’il faut rassurer/informer la population lors d’événements sortant de l’ordinaire.

Les médias parlent de ce fouillis indescriptible depuis un bon moment et il apparait évident que les autorités ont beaucoup de mal à gérer cette situation qui provoque irritation, parfois même colère dans la population. Encore heureux qu’aucun usager du réseau routier n’ait perdu la vie. Imaginez la crise qu’engendrerait un tel événement !

Je me demandais s’il n’aurait pas été plus simple pour le gouvernement d’annoncer clairement, dès le départ, que le réseau routier allait être sérieusement perturbé cette année (et sans doute pour les mois et années à venir) ?

À ce sujet un extrait du livre intitulé Rework, de Jason Fried, fondateur de la firme de relations publiques 37 signals et David Heinemeier Hannson, associé de cette même firme, m’est spontanément revenu en tête lorsque j’étais pris dans un bouchon de circulation monstre, la semaine dernière.

Si quelque chose va mal, inévitablement, quelqu’un le dira. Il vaut mieux que ce soit vous. Si vous vous taisez, les rumeurs, les ouï-dire et les faussetés ne tarderont pas à se propager.

En cas de problème, ne jouez pas à l’autruche. Informez-en les clients/membres/partenaires (même s’ils n’ont rien remarqué). Si vous n’en parlez pas vous-même, quelqu’un d’autre le fera — probablement en ligne —, et tout le monde le saura. De nos jours, il n’y a plus de secret.

Les gens vous respecteront davantage si vous vous montrez ouvert, honnête et responsable en cas de problème ou lors d’une crise. Ne vous cachez pas et n’essayez pas de manipuler la nouvelle ou d’en atténuer la gravité. Votre objectif doit être d’informer vos clients/membres/partenaires le mieux possible.

  • En 1989, le pétrolier Exxon Valdez s’est échoué sur les côtes de l’Alaska, déversant 42 millions de litres de brut dans les eaux de la baie du Prince-William. Exxon a commis l’erreur de tarder à réagir à ce déversement et à envoyer de l’aide en Alaska. De plus, son PDG a attendu deux longues semaines avant de se rendre sur les lieux. Enfin, l’entreprise a tenu ses points de presse à Valdez, une ville d’Alaska difficile d’accès pour les journalistes. Résultat : les relations publiques désastreuses d’Exxon ont donné au public l’impression que l’entreprise cachait des choses ou se contrefichait de ce qui était arrivé.
  • Presque en même temps, l’effondrement, dans un fleuve près de Pittsburgh, du réservoir de pétrole de la compagnie pétrolière Ashland a été géré très différemment. Le PDG de l’entreprise, John Hall, s’est immédiatement rendu sur place pour prendre la direction des opérations. Il s’est engagé à tout nettoyer et a fait le tour des salles de nouvelles pour expliquer ce que ferait l’entreprise et pour répondre aux questions des journalistes. En une seule journée, il a transformé une histoire de pétrolière corrompue et malfaisante en une histoire de brave pétrolière qui faisait l’impossible pour tout nettoyer.

Les auteurs terminent le chapitre en proposant quelques conseils pour éviter qu’un événement fâcheux devienne une crise majeure :

  • Le message doit venir d’en haut. La personne la plus haut placée disponible devrait prendre la direction des opérations avec fermeté ;
  • Parlez haut et fort. Utilisez tous les porte-vois dont vous disposez. Ne vous cachez pas et ne cachez rien ;
  • « Pas de commentaires » n’est pas une réponse envisageable ;
  • Présentez les excuses de l’entreprise/gouvernement/organisation comme le ferait un être humain et expliquez ce qui est arrivé ;
  • Montrez que vous vous préoccupez du problème et prouvez-le concrètement.

En terminant, il va de soi que vous devrez faire preuve d’une honnêteté, d’une intégrité et d’une transparence sans faille, question d’invalider l’argumentaire des indécrottables cyniques qui ne perdent jamais une occasion de douter des affirmations d’un porte-parole ou de supposer qu’un complot est en préparation dans le but de duper le public.

Pourquoi rédiger un plan de communication ?

Le plan de communication

Le plan de communication

Les praticiens en relations publiques ne sont pas toujours conscients de l’importance de la rédaction et de la mise en place d’un plan de communication.

En fait, notre métier exige de nous tant d’efforts et d’attention, qu’il est parfois virtuellement impossible de rédiger une stratégie qui, à priori, peut paraitre un exercice futile à court ou moyen terme.

Et soyons francs, c’est le court et le moyen terme qui animent les actions de la majorité d’entre nous.

Une spécialiste en gestion de crise m’expliquait il y a quelques années que si les gouvernements et les grandes entreprises, bref la plupart des organisations sérieuses, disposaient d’un plan de communication (et d’un plan de gestion de crise), cela démontrait que l’exercice avait une certaine utilité.

Pour ce faire, voici quelques réflexions à ce sujet.

Ce que le plan de communication n’est pas :

  • Un document qui vous lie les mains et empêche votre organisation de faire preuve de souplesse
  • Un document qui n’est jamais actualisé en fonction des besoins de votre organisation
  • Un plan de match qui n’a pas été validé et accepté par les personnes-clés de votre organisation
  • Un exercice qui a été fait en ignorant « l’écosystème » dans lequel votre organisation oeuvre et qui a été rédigé dans un langage hermétique

Ce que le plan de communication devrait être

  • Une réflexion sur les stratégies et les objectifs poursuivis par votre organisation;
  • Bien plus qu’un moyen pour augmenter la notoriété de votre organisation;
  • Un document de référence pour vos dirigeants et le Service des relations publiques;
  • Un work in progress;
  • Un rappel que les jeux de base sont souvent ceux qui sont les plus efficaces;
  • Une « conversation » avec vos clients/membres et avec vos autres cibles potentielles.

Ne perdons pas de vue également que quatre étapes sont nécessaires pour mettre en place un plan de communication efficace :

  1. L’analyse de l’organisation (sa culture, ses valeurs, sa place sur le marché), du produit, de la marque, du contexte concurrentiel, des besoins exprimés ou à susciter. Cette analyse aboutit à un positionnement;
  1. L’élaboration des différentes actions de création en fonction des cibles retenues et du positionnement : axes et thèmes des messages ; visuels, symboles, charte graphique…
  1. Le choix des moyens de communication (communication externe : média et supports ; marketing direct ; promotion des ventes ; relations presse ; relations publiques ; site internet… Communication interne : intranet, presse d’entreprise…)
  1. Le contrôle des résultats et le réajustement des objectifs, moyens ou supports.

(source: Wikipedia)

Gardez toujours en tête que le plan de communication est le fil conducteur qui permettra à tous les acteurs principaux de votre organisation de tirer dans la même direction. Bref, il fera en sorte que votre message sera conséquent et consistant dans la durée comme dans l’intensité.

Une théorie à 100 lieues de la réalité politique contemporaine

Jean Chrétien - Source: Wikipedia

Jean Chrétien - Source: Wikipedia

Il y a parfois des théories un peu particulières qui émergent dans le paysage.

Prenons l’exemple de celle d’Hugo Delorme, directeur des relations gouvernementales au Cabinet de relations publiques National.

M. Delorme affirme que « … un parti ne cherche pas à obtenir tous les votes. Un appui populaire trop fort pourrait compromettre sa capacité à mettre en œuvre tous les éléments de son programme, ce qui pourrait l’amener jusqu’à s’aliéner ses clientèles naturelles. »

À cela, un Québécois typique serait sans doute tenté d’avancer que la clientèle typique du parti Conservateur est le redneck d’Alberta ; or il n’en est rien. En fait, la clientèle de tout chef de parti politique est l’ensemble des Canadiens. Pouvons-nous sérieusement imaginer que Stephen Harper s’inquiète de se mettre à dos sa « clientèle » parce qu’il recueille des votes auprès des libéraux déçus de leur parti ?

Un appui trop massif

Hugo Delorme poursuit en affirmant « un gouvernement ayant bénéficié d’un appui trop massif aura de la difficulté à satisfaire l’ensemble de celles et ceux qui l’ont appuyé et à veiller à la cohésion de ses troupes, et ce, tout en compromettant son potentiel de croissance lors de l’élection suivante. L’objectif est donc de former la coalition gagnante, soit de rejoindre seulement les groupes d’électeurs nécessaires pour gagner l’élection puis former un gouvernement. »

Allez expliquer cela à Bryan Mulroney en 1984 (avec 211 sièges), ou à Jean Chrétien lorsqu’il est revenu en politique en 1993 (177 sièges) et ils vous riront au nez.

En fait, l’objectif du politicien est de gagner la prochaine élection, point à la ligne.  Pas de se questionner sur son potentiel de croissance.

De plus les électeurs canadiens ne sont pas très compliqués à comprendre : grosso modo, 60 % d’entre eux se situent entre le centre gauche et le centre droit, le reste aux extrémités. Par conséquent, le gouvernement doit investir ses efforts pour satisfaire les Canadiens près du centre, peu importe s’ils représentent — ou non — sa clientèle naturelle.

Rappelons que les libéraux menaient des campagnes électorales au centre gauche, mais qu’ils gouvernaient au centre droit…

Satisfaire les électeurs

En fait, l’aptitude qu’a un politicien à satisfaire ses électeurs réside bien moins dans le programme de son parti politique ou la cohésion de ses troupes que dans sa capacité à percevoir les besoins — faibles ou équivoques — de ses commettants et surtout, d’y répondre efficacement. Jean Chrétien était d’ailleurs passé maître dans cet art puisqu’il a été réélu trois fois à la tête du pays.

Bref, la théorie de M. Delorme est intéressante, mais elle me semble à cent lieues de la réalité politique contemporaine.

Les quatre défis du NPD d’ici 2015

Logo du NPD - Source: portailenvironnement.ca

Logo du NPD - Source: portailenvironnement.ca

Pour être franc, je suis très étonné de l’engouement presque irrationnel que les Québécois ont démontré aux néodémocrates, hier. Que les libéraux et les conservateurs aient perdu des sièges ne m’étonne guère, mais que le Bloc soit à proprement dit rayé de la carte au profit du NPD est tout simplement stupéfiant.

Qu’on se réjouisse ou qu’on se désole de la nouvelle donne politique, on ne doit pas oublier que le NPD devra faire face à quatre défis de taille au cours des prochaines années. Si Jack Layton et son équipe donnent un bon rendement, ils s’empareront du pouvoir d’ici 4 à 8 ans et les libéraux ne seront plus qu’une histoire ancienne. Au contraire s’ils improvisent, ils verront le parti de Wilfrid Laurier reprendre sa place auprès de l’électorat canadien et ne s’en remettront peut-être jamais.

Les défis

1- Former les députés et livrer la marchandise — La députation du Québec devra être correctement préparée de manière à éviter qu’ils se comportent comme les adéquistes à l’Assemblée nationale il n’y a pas si longtemps. Pour ce faire, Jack Layton et Thomas Mulcair devront identifier une poignée de vedettes — une dizaine environ — sur lesquels on consacrera temps et énergie de manière à les former pour qu’ils deviennent des parlementaires efficaces. Les autres devront apprendre discrètement, loin des projecteurs et être encadrés de très près. Certains ex-employés libéraux et bloquistes dans les bureaux de circonscriptions pourraient donner un coup de main salutaire…

2 – Amasser du pognon — Il ne fait aucun doute que Stephen Harper ira de l’avant avec son intention de mettre fin au financement des partis politiques. Par conséquent, le NPD devra mettre en place un système de financement au moins aussi efficace que celui des conservateurs pour éviter l’étouffement financier à plus ou moins brève échéance. Jack Layton devra aussi veiller à diversifier ses sources de financements et courtiser les entreprises, pas juste les syndicats et les particuliers.

3 – Garder la base mobilisée et établir les ponts avec les communautés ethniques —  Le seul moyen pour le NPD de remporter une élection future est d’établir des liens très étroits avec les communautés ethniques en Colombie-Britannique et en Ontario (surtout dans la grande région de Toronto) puisque ce sont ces « Néo-Canadiens » qui ont, en partie, donné un mandat majoritaire aux conservateurs. Ainsi, ils prendront la place que les libéraux ont abandonnée il y a quelques années. Même chose pour les francophones hors Québec qui pourraient livrer quelques circonscriptions…

4 – Virage au centre – Même si les valeurs néodémocrates semblent faire l’unanimité au Québec, Jack Layton devrait sérieusement songer à ramener doucement son parti au centre de l’échiquier politique. De cette manière, il coupera l’herbe sous les pieds des libéraux et pourrait même tenter les Red Torries de se joindre à lui.

Voilà donc quatre défis de taille pour ce guerrier qu’est Jack Layton, ainsi que son équipe de jeunes, mais dynamiques, députés. À lui de jouer, maintenant !

Cinq conseils pour ceux qui écrivent pour le Web

Écrire pour le Web

Source: École Polytechnique de Lausanne

On m’a déjà fait remarquer que mes chances de gagner le prix Goncourt étaient infinitésimales étant donné l’originalité et la qualité des communiqués de presse que je publie presque quotidiennement sur le site Internet de mon employeur.

Ce commentaire m’a toujours fait sourire puisque je réfléchis constamment à la manière  d’être plus efficace dans mes communications sur le Web.

À ce sujet, le site Internet de PRNews proposait récemment trois conseils pour ceux et celles qui écrivent pour le Web. On y faisait mention que la fraicheur et la pertinence de la nouvelle étaient importantes, mais également que vous devez être prêt à passer à l’action dès que l’actualité le commande.

Fort bien, mais j’ajouterais un quatrième conseil : la concision.

J’ai sans doute rédigé des centaines de communiqués pour le site Internet de mon employeur et j’ai compris après un certain temps que plus le texte est court et va directement au but, plus les chances qu’il soit lu jusqu’à la fin sont grandes.

Le cinquième conseil est souvent celui qu’on oublie le plus souvent : il faut rédiger en en fonction de sa clientèle, pas des médias.

Ainsi, je limite la longueur du texte à 400 mots puisque cela répond directement aux besoins de mes lecteurs/clients privilégiés (les membres du syndicat des Teamsters).

Ne perdons pas de vue que les membres de mon syndicat sont généralement des ouvriers/cols bleus qui travaillent dur une quarantaine d’heures par semaine, qui élèvent un ou deux enfants et qui ont d’autres chats à fouetter que de lire de longues digressions syndicales sur tel ou tel sujet. Bref, ils veulent lire dans un minimum de paragraphes la position de leur syndicat sur un enjeu donné.

Ensuite, le texte sera distribué tel quel aux médias via Canada Newswire. Je mise sur le fait que les journalistes me contacteront s’ils veulent approfondir le sujet.

Le titre est souvent court, mais punché, et l’amorce n’excédant pas plus de 120 caractères (pour qu’il paraisse dans son intégralité sur Twitter, par exemple). Lorsque le temps le permet, je mets les mots-clés en gras puisqu’il semble que cela facilite leur indexation dans Google.

Je ne manque pas d’ajouter une photo ou une image lorsqu’elle est disponible, question de rendre le texte plus digeste.

Bref, cela respecte la bonne vieille Loi de Pareto : 20 % des efforts pour 80 % des résultats.

Source : Scribelio.blogspot.com

Recevoir un BEC ne fait pas de tort

Capture d'écran du site du BEC

Capture d'écran du site du BEC

Je suis tombé par hasard sur un article publié sur le site Internet de Marketing QC à propos du BEC : le Bureau d’entraide aux communicateurs.

Une drôle de coïncidence puisque je suis en train d’essayer de mettre en place un regroupement de communicateurs et de spécialistes des relations publiques oeuvrant dans le milieu syndical. L’objectif étant de mettre en contact des gens qui, habituellement, ne se parlent pas ou peu. Bref, briser l’isolement étant donné qu’on ne les retrouve à peu près pas dans des associations comme la SQPRP ou la SCRP.

L’article de Marketing QC indique que le BEC « peut fournir tant du soutien psychologique que financier, ainsi que des conseils, à tous ceux dont le travail est lié à l’industrie de la communication, que ce soit au sein du service marketing d’une entreprise, en relations publiques, aux ventes d’une publication ou en publicité, etc. Leurs proches et les pigistes sont également éligibles, et il n’y a pas besoin de devenir membre ni de verser une cotisation. »

Une initiative louable qui pourrait aussi être fort utile aux gens qui oeuvrent dans l’industrie du côté syndical.

Le B.A.-BA du savoir-vivre sur les réseaux sociaux

Source: http://charlieverge.over-blog.com/

Source: http://charlieverge.over-blog.com/

Ma femme participe à un forum de discussions dont le sujet est l’adoption aux Philippines. Elle a remarqué que la modératrice rabroue a répétition les participants pour des motifs plutôt futiles.

Ce qui semble avoir eu pour conséquence qu’à peu près plus personne n’interagit sur ce forum!

Je me suis permis de faire parvenir un courriel à la modératrice où je lui rappelle le b.a.-ba des réseaux sociaux :

  1. La Charte des droits et libertés garantit la libre expression des Canadiens et Canadiennes dans les limites du raisonnable
  2. La nature même du Web 2.0 fait en sorte que lorsqu’on empêche quelqu’un de s’exprimer au point A, il ira le faire au point B
  3. Si vos clients/membres/interlocuteurs décident de déserter votre espace de discussions, vous êtes dans le caca (pour dire les choses clairement)

Je lui écrivais en terminant « qu’être modérateur vient non seulement avec des droits (l’autorité), mais également avec des responsabilités. »

L’influence

Le billet intitulé « 5 vérités à propos de l’influence » a attiré mon attention aujourd’hui pour une simple et unique raison : ou surestime souvent la notion d’influence en relations publiques. Pour ce faire, le site Internet de Mark Ragan nous transmet 5 vérités implacables à ce sujet :

  1. L’influence, c’est bien plus qu’une présence sur les réseaux sociaux
  2. L’influence, ce n’est pas nécessairement d’atteindre directement les gens
  3. Derrière l’influence, il y a une action
  4. Derrière une personne influente, il y a un être humain
  5. L’influence n’est pas le Saint Graal